Musique
La programmation du festival est une œuvre collective. Au cœur du dispositif des comités de sélection composés de personnes présentes depuis des lustres, d’autres de passage, et un concert de désirs. Surtout une attention particulière à la place laissée aux personnes concernées. Pour la musique, les concerts et autres impromptus, nos camarades : Jeanne, Lison, Simon et Clément ont ouvert grand la porte aux musiques des Marocs, en correspondance avec d’autres musiques d’ici et d’ailleurs. Ces échanges donneront également lieu à une discussion le mardi à 14h30 aux Halles, entre Imane Guemssy, Léon Thumette et Marie Lavigne sur la place des femmes dans la musique.
Samedi 15 août – Fest Noz (20h-1h30)
-
Inorzen
Inorzen, feu de joie en breton, est un trio de musique à danser, composé d’Élodie Jaffré au chant, Yann Le Bozec à la contrebasse et Martin Chapron au bouzouki. Un appel à la danse attisé par de douces polyrythmies et des harmonies minimalistes sur lesquelles crépite un chant résolument ancré en Basse Bretagne.
-
Berardy et Thiémé
Marie Berardy sera remplacée par Sterenn Diridollou
Pour Marie Berardy et Ambre Thiémé, le chant, est avant tout un plaisir, le partage d’un héritage familial et d’un répertoire. Depuis toutes jeunes, elles sont bercées par le kan ha diskan et les mélodies. Et si l’une est passionnée de gavotte et l’autre de fisel, elles prennent une joie folle à enflammer les scènes des festoù-noz et à interpréter des gwerz lors des veillées et concerts.
-
Planchée
Plongé·es depuis longtemps dans la tradition orale de Haute-Bretagne, les trois musicien·ne·s de Planchée portent une musique à danser ancrée, actuelle et entière. Exploitant la subtilité des thèmes et les modes à bourdons, le groupe développe un discours commun nourri du mélange des timbres de l’accordéon, du violon et de la contrebasse, où les voix et les textes, sans artifices, apportent du relief sans sortir du décor. S’appuyant sur la richesse et la variété des sources du patrimoine oral, Planchée propose une vision à la fois joyeuse et exigeante de la danse, qu’elle soit en ronde, en quadrette ou en couple. Le trio a bâti son identité autour d’un son chaud, solide et sans concessions, enrobant soif de cadence et enthousiasme à faire danser le monde.

Dimanche 16 août : Imane Guemssy (20h30-21h30)
-
Imane Guemssy
Figure incontournable de la scène artistique en Belgique et en Europe, Imane Guemssy a façonné une identité musicale où l’excellence technique s’allie à une recherche constante de justesse et de sincérité. À travers ce projet solo, Imane Guemssy vous convie à une expérience hors du temps, au croisement du son et de la spiritualité. Loin de l’agitation et de la transe mécanique qui sollicite le corps, elle propose une immersion vibratoire entièrement dédiée à l’âme. Le guembri, dépouillé de tout artifice, devient ici le fil conducteur d’une méditation profonde.
Lundi 17 août (20h–22h30)
-
Fanfare de Kermarron
C’est la Fanfare Solidaire du quartier douarneniste Kermarron. Elle est ouverte à tous·tes et intergénérationnelle. Une cinquantaine de fanfaron·nes, tout d’orange et noir vêtu·es vous embarque pour une envolée musicale.
-
Canal Ti Zef (1/3)
Projection du premier journal vidéo de la semaine. Il consiste à mettre en lumière des moments forts du festival : interviews, rencontres et anecdotes. Les captages et réalisations vidéo sont le fruit du travail d’une équipe bénévole encadrée par des professionnel·les travaillant en français, en breton et en LSF. Les vidéos filmées et montées dans la foulée sont projetées trois soirs par semaine du festival pour être partagées avec les festivalièr·es.
Mardi 18 août (20h – 22h30)
-
Apéro chanté – 30 ans d’Emglev Bro Douarnenez
-
À Bout de Souffle
À Bout de Souffle est une fanfare avec plus de trente ans de pratique acoustico-musico-déambulatoire et transgénérationnelle, des cuivres rutilants, des bois et des percussions, de la couleur, sans autre ambition que de faire plaisir à son public, toujours au rendez-vous pour faire la fête, danser, s’agiter et participer à son univers d’une culture musicale de haut niveau !
-
Canal Ti Zef (2/3)
Projection du deuxième journal vidéo de la semaine de Canal Ti Zef.

Mercredi 19 août (20h30 – 00h)
-
Tasuta N-Imal
Le groupe Tasuta N-Imal, qui signifie « génération future » en langue amazigh, a pour ambition de transposer en musique l’histoire, les valeurs et les traditions des montagnards nomades et des groupes sédentaires du Sud-Est de l’AntiAtlas au Maroc. Constitué de six membres, le groupe Tasuta N-Imal inculque dans sa musique les valeurs de solidarité, d’amour et de paix qui caractérisent la région dont les membres sont originaires. Ils forment une véritable famille musicale et sont ancrés autour d’un objectif commun.
-
Atay Synth
Atay synth manie synthétiseurs et boîtes à rythme pour créer une fusion entre musique électronique et sonorités traditionnelles marocaines. Embarquement immédiat pour un voyage sonore qui relie les rythmes Chaabi aux textures modernes, pour une expérience DJ set unique et immersive.

Jeudi 20 août (20h45-00h)
-
Gaouta
Gaouta est une artiste marocaine basée à Casablanca. Multiinstrumentiste, elle compose, écrit et produit seule une musique cold wave/post-punk chantée en darija (dialecte arabe marocain). Sur scène, elle joue en solo avec sa batterie. Elle mêle sonorités 80’s et récits personnels pour explorer, les romances toxiques et les crises existentielles, dans une esthétique mélancolique et DIY. Figure montante de la scène underground nordafricaine, Gaouta incarne une voix libre, lucide et radicalement actuelle de ce nouveau Maroc.
-
Mansion’s Cellar
Après des années à gratter dans les Loco’s Rock de Douarnenez, puis dans les salles Rennaises, Malo, Louka, Axel, Lény et Thomas ont naturellement érigé leur groupe de rock sous le nom Mansion’s Cellar, formation psychédélique mariant influences australo-californiennes (Osees, King Gizzard) et sonorités traditionnelles. Du rock, oui, mais avec du saxophone et du Saz, pour alimenter l’euphorie de la fête géante dans laquelle nous plonge leurs mélodies, comme une détonation rock résolument dansante.
-
Radikal Koral
Radikal Koral est née en novembre 2025 dans les Monts d’Arrée. C’est une chorale radicale, mais pas vraiment une chorale. Ici, on gueule plus qu’on ne chante. Elle est ouverte à tous·tes, dans l’idée d’écrire collectivement des textes et de les déclamer, sur fond de musique électronique, dans une énergie libératrice et quasi thérapeutique face aux dérives de notre monde. Radikal Koral combat les idées nauséabondes telles que le fascisme, le capitalisme, le masculinisme, l’agro-business…
-
Canal Ti Zef (3/3)
Projection du troisième et dernier journal vidéo de la semaine de Canal Ti Zef.

Vendredi 21 août (20h30 – 1h30)
-
Position Méchante
Position Méchante est une artiste multidisciplinaire marocaine, performeuse, réalisatrice, créatrice de contenu et cheffe de projet. Elle est également la créatrice et la coréalisatrice de deux documentaires : Evening Dream et Toghyan, qui explorent l’identité trans, la beauté queer, l’euphorie de genre, la communauté, les libertés et la résistance, la fierté et l’amour de soi. De plus, elle est la coordinatrice de l’ouvrage Lenses, qui met en lumière les histoires et les expériences de personnes queer et trans vivant avec un handicap ou un trouble dans les pays du Sud. Lors de ses performances, elle canalise la rage queer et un esprit puissant et sans complexe sur scène à travers sa musique et ses paroles engagées.
-
Mehdi Blackwind
Originaire de Salé, ville pionnière dans l’histoire du rap marocain, Mehdi Black Wind y occupe une place de choix. Le rappeur s’impose dès les années 2010 avec un style incisif et engagé. Ses premiers morceaux, devenus des classiques underground, marient écriture dense et influence new-yorkaise assumée. Installé à Marseille, il développe une esthétique indépendante, entre fidélité à ses racines et lucidité sur l’exil. Cinéaste de formation, il réalise lui-même ses clips, prolongeant visuellement la portée de son œuvre
-
Koumiya
Koumiya est une DJ, productrice, musicienne franco-marocaine basée à Marseille. Koumiya tire son nom d’une dague emblématique des cultures amazighes du Maroc. Elle refuse de choisir et mêle les influences, tord les langues en créant un son hybride nourri par la bass, le rap, la mélancolie lo-fi et la colère collective. Elle façonne un paysage sonore où le mot s’impose au milieu des polyrythmies et des basses massives racontant une poésie émancipatrice et combative.


