Les rencontres

Contre les politiques de la cruauté telles que définies dans le livre de Chowra Makaremi, il nous faut rendre visibles et organiser les liens, les pratiques collectives qui fabriquent la texture organique de nos solidarités. Contre le récit des dominant·es nous avons à opposer les archives, les contres archives de nos histoires de résistance. Nous essayons modestement de fabriquer un festival qui œuvre collectivement à l’élaboration de ces liens, de nos résistances affectives, c’est dans cet objectif que nous avons sollicité Chowra Makaremi pour penser les rencontres intitulées comme son livre. C’est aussi dans cette correspondance que nous avons co-construit avec nos autres invité·es et partenaires l’ensemble des rencontres et échanges proposés.


Résistances affectives : Contre archives

Rencontre avec Chowra Makaremi
• À 10h aux Halles, le dimanche 16 août

Lorsqu’on réalise un film documentaire, une part essentielle de l’écriture se joue au montage. Les séquences retenues produisent du sens, mais celles qui sont coupées appartiennent aussi à la mémoire du film dont elles ont façonné les enchaînements, les rythmes et les significations. De même, il y a une manière d’écrire l’histoire, en conversation avec des futurs espérés et non-advenus qui ont orienté puissamment certains
mouvements, et mis en branle certains événements. Même si ceux-ci n’ont pas tenus leurs promesses de changement, et ne sont pas enregistrés dans les chronologies officielles, ils n’en ont pas moins participé à façonner le cours des choses. Leur absence toutefois n’est souvent pas un simple effet du temps, mais le produit d’un effacement par les pouvoirs qui ont réprimé ces alternatives. Les « contre archives » permettent de tracer et de révéler cette opération d’effacement – et d’y riposter. Ces traces et ces restes témoignent de ce qui a été
vécu et confisqué ou oublié, autant qu’ils renseignent sur les procédés du silence et les résistances qui s’y sont opposées. Comment saisir l’actualité de ce passé contesté, qui n’est pas encore archivé et qui appartient au présent de diverses manières ?


Luttes aux frontières : enfermement, solidarité et résistances des personnes concernées au Maroc et en Libye

Rencontre avec le collectif Refugees in Lybia, Alarmphone Maroc et l’ARCOM
• Accompagnée par Alarm Phone
• À 18h, sous le Chapiteau, le dimanche 16 août

Après 10 jours en mer dans un bateau surchargé sans équipement de survie ni subsistances, 85 des 119 personnes arrivées à El Hierro (îles Canaries), le 23 juin, vont passer 60 jours en rétention avant d’être déportées au Sénégal où elles seront enfermées à nouveau pour
une durée incertaine. Voilà l’application directe du dernier pacte européen sur l’asile et l’immigration entré en vigueur le 12 juin 2026.  En présence d’activistes du collectif Refugees in Libya, d’Alarmphone Maroc et de l’ARCOM, première association auto-organisée par
des personnes migrantes au Maroc, il y a 20 ans, nous vous proposons d’échanger sur les conséquences de l’enfermement sur les corps, sur les formes de solidarités essentielles et sur les luttes portées par les personnes concernées. Nous voulons mettre fin à ces violations extrêmes des droits humains, parler de liberté de circulation et inverser les discours politiques et médiatiques sur les migrations.

« La solution au migrant·e n’est pas de protéger les frontières. La solution, c’est d’écouter les migrant·es, la solution au migrant·e, c’est le·a migrant·e» Refugees in Libya.


Les archives de la famille Bouanani : histoire du cinéma, histoire du Maroc

Rencontre avec Touda Bouanani
• À 10h aux Halles, le lundi 17 août

Pour Ahmed Bouanani, Naïma Saoudi et leur famille, faire du cinéma, faire l’histoire du cinéma au Maroc et faire l’histoire du Maroc sont une seule et même chose. Ce projet multiple est né au milieu des années 1960 de l’urgence de participer – avec un langage à la fois poétique et révolutionnaire – à la création d’une nouvelle génération politique et esthétique opposée au régime néocolonial qui a fait suite au protectorat.
Ahmed Bouanani était écrivain, poète et cinéaste et il a aussi écrit l’histoire politique de la production cinématographique au Maroc depuis son émergence au cœur de la « Nuit coloniale » jusque dans les années 1980. Le manuscrit de « La Septième porte », une œuvre historique et littéraire monumentale, a été rescapé des cendres d’un incendie survenu au domicile de la famille en juillet 2006 par sa fille, l’artiste Touda Bouanani,
et publié post-mortem en 2021. Ce drame a révélé l’importance de préserver et de valoriser les archives de la famille, essentielle à la mémoire du Maroc et à la poursuite du travail de décolonisation culturelle auquel ils et elles avaient contribué. Touda Bouanani s’y emploie avec d’autres depuis 2011 au sein du collectif des Archives Bouanani dont nous évoquerons, en sa présence, la force artistique et l’héritage politique.


Le livre de la honte : les défaillances du HCR dans la protection des réfugié·es en Libye, en Tunisie et au Niger

Rencontre avec le collectif Refugees in Lybia : Mahamat Daoud, Salahadine Djouma Abdallah et d’autres membres
• Accompagnée par Alarm Phone
• À 14h30, dans la salle des Halles, le lundi 17 août

Book of Shame a été traduit en français en juillet 2026 afin de faire porter les voix du collectif Refugees in Libya. Ce collectif de personnes en migration en Libye s’est créé de manière autogérée en 2021 suite à une descente illégale et violente menée par les autorités et des milices affiliées au ministère de l’Intérieur lybien. Ce livre est né de la rage, du deuil et du refus de se taire. Il est né de la trahison dont iels ont été témoins et qu’iels ont vécu — non seulement de la part des milices, des trafiquants et des gouvernements, mais aussi de la part de l’institution même qui prétendait être là pour les protéger : le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Certain·es d’entre elleux ont subi cette trahison directement. D’autres se sont tenues aux côtés des personnes qui l’ont subie. Ensemble, iels refusent d’oublier. Cette rencontre est une invitation pour échanger autour du livre et découvrir le collectif Refugees in Lybia ! Iels donneront des nouvelles de la Cour Pénale Internationale (CPI) de La Haye qui étudie en ce moment même la possibilité de traduire en justice, à partir de témoignages de victimes, un de leurs tortionnaires, Khaled Mohamed Ali El Hishri. Mettons fin à l’impunité et à la complicité de l’Europe en Libye !


Résistances affectives : Peuples du Moyen-Orient entre deux feux

Rencontre avec Noémie Honein, Élodie Karaki, Hamza Esmili et Chowra Makaremi
• À 18h sous le Chapiteau, le lundi 17 août

Depuis octobre 2023, le Moyen-Orient est pris dans un régime de guerre qui déborde les fronts militaires. En Palestine, au Liban, en Syrie, en Iran ou en Irak, les populations ont vécu un changement d’échelle et de récit : du soulèvement à la guerre, de la grammaire de l’émancipation à la binarité des allié·es et des ennemi·es. Ces expériences sont celles de la destruction, mais aussi d’une perturbation du quotidien, polarisé entre indignation et sidération, solidarité et suspicion, épuisement et défi. Comment nommer et résister à la violence à travers ces multiples échelles ? Comment refuser tous ensemble différentes formes de fascisme (théocratique, sioniste, néolibéral), la guerre impériale et la transformation de
chaque souffrance en loyauté géopolitique ? Quelles sont les pratiques de désalignement qui opèrent au cœur même de la répression et de la guerre ? À travers les gestes de désobéissance, les rituels funéraires, les solidarités transnationales et une présence malgré la peur, des peuples continuent d’affirmer des formes de vies, des liens et des revendications. Ce qui est en jeu n’est pas seulement une position politique, mais le maintien de formes non militarisées de subjectivité face à des pouvoirs qui gouvernent par la cruauté et la production de mort·es innombrables.


Résistances affectives : Militer depuis nos professions

Rencontre avec Chowra Makaremi et Léna Balaud
• À 10h aux Halles, le mardi 18 août

Que permettent les métiers lorsqu’ils deviennent des lieux d’organisation ? Sur les terrains de l’écologie, la santé, la solidarité internationale, militer depuis une profession ne revient pas seulement à produire une expertise sur un sujet, mettre à disposition un savoir￾faire, ou renégocier le modèle politique et social qui organise au quotidien notre travail. Cela demande aussi de penser l’usage stratégique d’une position
professionnelle dans des luttes politiques. On explique souvent l’inaction et les complicité passives ou actives par les enjeux de « carrière » : et si l’on pensait aussi la dynamique inverse ? Comment mettre les sociabilités, les espaces et les protections liées aux métiers, au service des luttes ? Comment utiliser les organisations et les logiques professionnelles comme ressources et leviers de pression ? Comment penser les prises de
parole, les alliances et les risques selon les positions de chacun·e ? Les pratiques militantes reposent souvent sur un travail gratuit, porté par des personnes inégalement disponibles et exposées. Les limites de ce modèle affaiblissent et marginalisent les luttes par l’épuisement, le surmenage ou la reproduction des inégalités. Les trajectoires professionnelles ouvrent d’autres espaces, d’autres formes de légitimité, de coopérations, de ressources matérielles et symboliques. Dans ce domaine, comment peut-on s’inspirer les un·es des autres à travers les différentes luttes et métiers ? Cette question porte en son cœur les pratiques syndicales, mais elle les déborde aussi et les reconfigure.


Eus ar Gnawa da sonerezh Breizh, eus ar c’han d’ar c’hansinet, teir vaouez e bed ar sonerezhioù hengounel
Du Gnawa à la scène bretonne, du chant au chansigne, trois femmes dans les musiques traditionnelles

Rencontre avec Imane Guemssy, Thumette Leon et Marine Lavigne
• Accompagnée par Emglev Bro Douarnenez
• À 14h30 à la salle des Halles, le mardi 18 août

Imane Guemssy est une jeune musicienne originaire de Casablanca. Attirée depuis son adolescence par la musique et les traditions gnawa, elle a pris des chemins de traverses pour pouvoir faire sa place dans ce milieu traditionnellement masculin. Danseuse et comédienne, Thumette Leon est née en Bretagne où elle rêvait de chanter pour faire danser dans les festoù-noz. Étant sourde, cela paraissait compromis, mais rien ne l’arrête et c’est par le chansigne qu’elle est entrée dans le chant traditionnel. Marine Lavigne a rencontré le kan-ha diskan à l’école bilingue de Douarnenez, elle ne l’a plus quitté, l’explore, le réinvente et l’a même porté jusqu’à l’Eurovision. Trois chemins originaux, trois invitées qui parleront de leur parcours et de la place des femmes dans le milieu des musiques traditionnelles.


Quelles zones d’expression pour visibiliser les luttes et identités queer dans un contexte répressif ?

• À 18h, sous le Chapiteau, le mardi 18 août

Comment créer, militer et faire mémoire lorsque les identités LGBTQIA+ sont invisibilisées ou réprimées ? Cette table ronde propose d’explorer les liens entre art, engagement politique et organisation collective dans le contexte marocain. À partir des expériences des intervenant·es, nous interrogerons les pratiques d’artivisme comme espaces de résistance, de transmission et de visibilité, tout en réfléchissant aux formes de solidarité et d’organisation collective qui permettent de faire exister les communautés queer dans des contextes politiques et sociaux hostiles.
Une discussion autour des possibilités – et des limites – de l’expression individuelle et collective, de la création artistique comme outil de lutte, et de la construction d’une mémoire queer face à l’effacement.


Bnat lblad — Filles du pays

Rencontre avec Zineb, Souha et Asma
• À 10h, dans la salle des Halles, le mercredi 19 août

Zineb, Souha et Asma sont trois femmes marocaines vivant en France. Le 18 août, elles proposent une discussion de deux heures autour de la GenZ212 : le mouvement de jeunesse né en septembre 2025 au Maroc, et de la situation politique qui l’entoure. Au programme : la genèse du mouvement, ses formes d’action, les réseaux sociaux comme espace politique, mais aussi la répression — arrestations, poursuites judiciaires, verdicts lourds — et les luttes pour la libération des détenu·es. Les trois intervenantes parlent depuis des expériences directes et des engagements concrets, entre le Maroc et la diaspora. Une rencontre pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui au Maroc, loin des récits officiels.


Quelles méthodes d’écriture pour publier un livre ?

Rencontre avec Laëty, Cédric Cannone, Dulcinet Briant, Laïla Hassani, Marie-Joëlle Letourneur
• À 15h, dans la salle des Halles, le mercredi 19 août

Comment réussir à écrire un livre quand on est sourd·e ou peu à l’aise en français ? Ce débat ouvre des pistes concrètes : méthodes d’écriture, porte-plume, écrivain public, accompagnement éditorial. Il questionnera aussi la valeur, la reconnaissance et la diffusion des récits sourds et/ou signant.


France, Maroc — invisibilisation, sur-visibilisation. Colonialisme chimique

Rencontre avec Chantal Crenn, Anouk Smolski et Khadija Chouit
• Accompagnée par l’équipe du festival
• À 18h, sous le Chapiteau, le mercredi 19 août

Le Maroc est la première destination touristique pour les français·es et nombre de retraité·es s’y installent pour goûter à la douceur du climat et le coût de la vie bien en deçà de celui de l’hexagone. À rebours de ces situations privilégiées, la France depuis la nuit coloniale et dans un continuum capitaliste exploite à grande échelle les travailleur·euses du Maroc, pour des travaux subalternes, mal considérés socialement et souvent dangereux. Ainsi, après les usines, les Oullières du Nord, dans les plantations de fruits dans le Sud ou les vignes prestigieuses du Bordelais, deux agricultures où les corps sont surexposés aux pesticides, les ouvrier·es originaires du Maroc finissent malades de cette surexploitation. Avec nos invité·es nous ferons en sorte de témoigner concrètement de ce scandale sanitaire colonial.


Lutter ensemble pour la santé publique et contre les pesticides

Rencontre avec le Collectif Cancer Colère, Fleur Breteau et Caroline Proust
• À 10h, dans la salle des Halles, le jeudi 20 août

En France comme en Europe, le contexte politique est affolant. Loi Omnibus autorisant de manière illimitée les pesticides, loi d’urgence agricole réintroduisant l’acétamipride, refus d’une loi de protection des points de captage d’eau : les industriels de l’agriculture et de la chimie, alliés aux partis du centre, des droites et de l’extrême droite, nous plongent dans l’insécurité chimique. Les 2 millions de signatures de la pétition
contre la loi Duplomb ont exprimé une colère citoyenne qui inquiète nos adversaires : nous avons renversé leur récit sur l’agriculture et le risque de maladie. Pour mettre nos millions de colères en mouvement, Cancer Colère a conçu un manuel pour nous outiller tous·tes dans la
lutte pour la santé publique et contre les pesticides : ensemble et partout, dirigeons nos colères vers les allié·es du cancer. Dans ce manuel, Cancer Colère propose une guérilla collective avec des idées d’actions peu coûteuses et réalisables en cinq minutes, en une
heure ou une journée ainsi qu’un guide pour interpeller les élu·es et mettre la honte aux allié·es politiques du cancer. S’ils nous semblent intouchables, nous sommes des millions : en action, nos colères sont puissantes !


Journalisme sourd : la personne témoin peut-elle remplacer la·e journaliste en situation de crise ?

Rencontre avec Sarah Massiah – journaliste sourde, Solenn Terrom témoin
• Accompagnée par le groupe de travail Monde des Sourd·es
• À 15h, dans la salle des Halles, le jeudi 20 août

Quelle place pour les témoins sourds et les reporters citoyens sourds dans le journalisme sourd? Ce débat interrogera l’information directe en langue des signes : à qui faire confiance, comment vérifier les récits, et ce qu’ils apportent pour comprendre lors de situations de crise à l’étranger.


Résistances affectives : Penser (contre) la guerre en féministes

Rencontre avec Shourideh C. Molavi, Somayeh Rostampour
et Chowra Makaremi
• À 18h sous le Chapiteau, le jeudi 20 août

Dans les sociétés prises dans la durée de la guerre, de l’occupation ou du « ni guerre ni paix », la vie ne tient pas seulement par les institutions, détruites ou décomposées, mais surtout par des formes de débrouille, des circulations d’argent, d’information, d’hospitalité et d’entraide. Souvent informelles et par le bas, ces pratiques sont surtout portées par des femmes, des migrant·es, des réseaux transnationaux. L’effort ordinaire pour continuer, malgré et dans la destruction, implique un travail qui reste largement invisible et considéré comme en-deçà du politique. Or les théories du soin (le care) permettent précisément de penser ce travail invisible et qui fait tout tenir. Elles en saisissent les enjeux
et les mécanismes, et en font un pivot pour repenser l’ordre politique et social. Faire tenir les corps, les maisons, les liens et les mort·es n’est pas une simple question de survie, mais une forme de combat qui possède et protège ses propres infrastructures. Cette réalité nous invite à penser la guerre : requalifier et localiser ses crimes, penser contre sa logique binaire, son masculinisme, et le récit héroïque qui laisse de côté une grande partie de celles et ceux qui soutiennent la vie dans l’effondrement, qui luttent pied-à-pied pour y garder ouvert et vivant l’espace du politique.


Circulez, il n’y a rien à voir — En direct de Groix

Rencontre avec Sam Leter du Décolonial Film Festival – Fleur Breteau de Cancer Colère – le FIFIG
• Accompagnée par l’équipe du festival
• À 10h dans la salle des Halles, le vendredi 21 août

Le Festival International du Film Insulaire de Groix, qui fête ses 25 ans cette année, vient de perdre, à seulement deux mois de l’inauguration, la totalité de la subvention attribuée depuis nombre d’années par le Département du Morbihan. Motif : un positionnement du festival qui serait désormais trop éloigné de la politique culturelle de la collectivité. Nous tenterons de comprendre pourquoi en ces temps de grande anxiété et menace écologique, sociale, les lieux qui réunissent de plus en plus de monde pour comprendre le contexte sont à ce point ciblés et précarisés. Alors même qu’il est plus que jamais question de créer du commun, d’organiser les résistances affectives face à la sidération qui menace au
seuil de toutes ces violences inouïes et spectaculaires, pour exemple le génocide en Palestine, la menace de l’extrême droite, précisément les lieux de solidarité sont ciblés.
Nous serons pour quelques instants en échange, à distance, avec Groix pour leur témoignage car se tiendra le même jour à la même heure une table ronde qui posera entre autres la question : « Comment continuer à créer, diffuser et programmer dans un contexte de restrictions budgétaires et de multiplication des pressions exercées sur les structures culturelles ? ».


La colonie des mains

Rencontre avec Mamadou Ly et Ayoub Aboutajdine
• Accompagnée par le groupe de travail du Monde des Sourd·es
• À 15h, dans la salle des Halles, le vendredi 21 août

Avec un intervenant sourd chercheur et un invité marocain, ce débat autour de « La Colonie des mains » questionnera les pays francophones : pourquoi certains utilisent la Langue des Signes Française, tandis que d’autres ont adopté l’ASL, la langue des signes américaine ou d’autres langues des signes ? Une histoire d’influences et de circulations.