Le Festival de cinéma de Douarnenez happe, montre, démonte, embrasse et embrase les cinémas du monde… De tous les mondes. Il interroge aussi les peuples, les minorités, les individualités, mis en scène. Mais pas que ! Hors les cinéastes, il accueille, étreint ses invité·es : Aborigènes, Sourd·es, Papou, Kanak, Rroms, Voyageur·euses, Maoris, Catalans, Breton·nes, Intersexes, Trans, etc.

LYANNAJ !
Notre association s’inscrit depuis 47 éditions dans le refus du prêt-à-penser, à financer, à pré-digérer, ne cherche pas les bons mots, les gloses sur tel cinéma national sans la moindre interrogation sur le vécu des mises en scène, l’exclusivité mesquine, l’entre soi. Si nous devions mettre un mot en exergue, définir cette manifestation par un credo, nous choisirions un vocable emprunté à la superbe langue créole : « Lyannaj » : c’est-à-dire relier, nouer, faire vivre ensemble… Fictions, documentaires, images fixes comme animées, palabres, rencontres, littératures, concerts et festivités partagées au gré des îlots de convivialité de la place ou de la ville… Tout ici est placé sous le signe de l’échange… Non policé, animé et surtout passionné.
L’ASSOCIATION
Le Festival de cinéma de Douarnenez est une association à but non lucratif (loi 1901) qui a vu le jour en 1978. À travers ses actions culturelles et en particulier son festival, elle s’intéresse aux peuples minorisés et aux questions d’identités et de genres.
LA BRETAGNE AU CŒUR
A Douarnenez, la culture et la langue bretonne sont vivantes, créatrices et festives, à l’image d’une ville « debout » et d’un tissu associatif bouillonnant. Au festival, le breton vogue de palabre en débats, accoste sur la place et au bar aborde les salles de cinéma avec la sélection Bretagne (Regards d’ici), écrin annuel de la production cinématographique de notre région.

NOS MISSIONS
Notre principale mission est de mettre en lumière les peuples minorisés qui luttent pour leurs cultures, leurs langues, leurs droits et leur identité et ce à travers leurs cinémas, le cinéma et via tous les domaines culturels dédiés. À travers des témoignages, des filmographies méconnues, des récits de vie et de luttes ainsi que des analyses critiques, nous tentons de présenter un autre état du monde.
Selon, le festival se fait plate-forme, carrefour ou abri pour ceux qui ont besoin de se faire entendre. Le festival comme université populaire et internationale ; un important moment dédié au cinéma rare, à la connaissance et à la culture de l’autre.
CINÉMA
Nous militons pour un cinéma rare, de fictions comme de documentaires ou de films d’animation, de courts et de longs métrages. Nous valorisons des esthétiques alternatives. Nous défendons tout particulièrement les productions réalisées par les peuples invités. Ceux qui prennent la caméra pour montrer au monde leurs conditions d’existence, leurs problématiques et leurs vies, sans misérabilisme ni condescendance.
DROITS HUMAINS
Nous portons une attention toute particulière aux endroits, sur la planète, où les droits civiques et la condition humaine sont menacés. Parce que nous ne voulons pas parler à la place des peuples qui luttent, nous travaillons avec des partenaires locaux, des universitaires, des journalistes et des associations non lucratives dédiées au cinéma rare, à la connaissance et à la culture de l’autre.

LE FESTIVAL EN 9 POINTS
Chaque été, pendant huit jours, une culture menacée ou fragilisé·e est mise à l’honneur au Festival de Cinéma de Douarnenez.
Les personnes se rencontrent et se questionnent sur les problématiques de vie, d’identité et de rapport à l’autre. En plus des 180 séances de cinéma qui ont lieu dans 5 salles, le Festival de cinéma de Douarnenez organise de nombreuses rencontres avec des réalisateur·ices, des producteur·ices, des militant·es de la société civile, des politiques, des journalistes, et des universitaires.
1- LE THÈME PRINCIPAL
L’objet cinéma n’a eu de cesse de suivre les lignes frontalières, de les traverser, de les dévisager, de les penser afin d’en montrer les usages, les tensions, les drames, mais aussi comme réceptacles les joies, les amitiés, amours et solidarités noués. Une thématique qui a pour objet de questionner par le cinéma un certain mouvement du monde avec la question des droits humains au cœur.
2- LA BRETAGNE
Née du mouvement culturel breton de la fin des années 70, l’association du Festival de Cinéma, Gouel ar Filmoù, ne peut imaginer inviter et programmer les ailleurs sans s’intéresser et promouvoir en premier lieu la création audiovisuelle bretonne.

3- LE MONDE DES SOURD·ES
La culture Sourde trouve au festival les conditions de son expression, le cadre de la découverte d’œuvres cinématographiques, le partage avec les entendants. Le festival est un instrument de développement, de réflexion, et de mutualisation de populations qui ne se rencontrent jamais. Le tout en partenariat étroit avec l’association des Sourd·es du Finistère et l’AFILS, association des interprètes en LSF.
4- RÉSISTANCES AFFECTIVES
Une programmation pour laisser la plus grande place aux cinéastes issu·es des géographies en lutte et/ou précédemment invité·es à Douarnenez. Cette année, nous l’avons construite en regard du travail de Chowra Makarémi et de son livre Résistances affectives.
5- LE JEUNE PUBLIC
Le festival accueille, sur inscription, un groupe d’enfants de 8 à 12 ans pour un parcours pensé spécialement pour elles et eux : séances de cinéma, ateliers et jeux pour découvrir les enjeux du festival, du cinéma, des peuples et langues invité·es. Au programme : reportage vidéo, émission radio, gravure, initiation LSF, sensibilisation aux parcours de migrations… Ce parcours est encadré par des animateur·ices et des intervenant·es bénévoles, et porté par un groupe de
travail qui se réunit dès septembre pour l’imaginer et le mettre en place.

6- LES RENCONTRES
Les rencontres ont lieu le matin aux Halles à 10h ou sous le Chapiteau à 18h, ce sont des temps animés par des spécialistes, journalistes, philosophes ou auteur·ices, mobilisent une trentaine d’intervenant·es. Ils confèrent à l’événement une dimension unique faite de dialectiques, rhétoriques, pensées critiques, dont le génie est de séduire, mobiliser, faire participer érudits et néophytes, intellectuel·les et non-intellectuel·les, spécialistes et personnes curieuses. La parole devenant collective, réappropriée. Réfléchir et apprendre, transmettre et échanger, donner et contre-donner… voilà ce qui est proposé. Entre 150 et 300 personnes chaque matin et soir, durant plus de deux heures.
Les autres rencontres appartiennent à la partie cinéma. Plus de 100 présentations de films ou débats en salle.
7- LES EXPOSITIONS D’ARTISTES
Les expositions, elles offrent indubitablement une respiration différente aux visiteurs et spectateur·ices du festival. Elles touchent d’autres publics, tout en permettant aux festivalier·es d’approfondir, de prolonger les films et la littérature.
8- LA LITTÉRATURE
Proposition cruciale et réussite sociale comme éducative :
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- Une librairie éphémère. Des fonds thématiques au croisement des enjeux de société actuels : sciences sociales et humaines, politiques et économiques. Un fonds poésie contemporaine, un fonds Monde des Sourd·es, un fonds littérature jeunesse, un fonds Bretagne, etc…
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- Des rencontres avec et autour d’auteur·ices.

9- LES CONCERTS
Dimension festive mais également interactive aux rencontres et films. Sur 8 jours, 4 soirées (dont une bretonne) mettront en scène des musiques à la croisée des frontières.

